Mercredi 30 avril,
Le départ de Guyancourt est fixé à 9h et s’est avec 30 minutes de retard que nous prenons la route ; les fauteuils arrières du scénic sont restés dans le garage, mes 2 enfants sont installés sur les sièges du coffre, les jambes allongés sur les sacs. Derrière nos sièges, le vélo démonté.
Après un déjeuner sur Lille, après un petit tour en Belgique (Steenwerck est à 5 kms de la frontière) pour acheter des petits cigarillos, nous reconnaissons le circuit.
Première surprise, les routes sont toutes petites, ne permettant pas de se croiser en voiture. Parfois même, de l’herbe poussent au milieu !!! Tant mieux, on sera tranquille cette nuit, pas de danger.
16h00, je vais à la salle des sports avec ma fille pour retirer mon dossard, pour sentir l’odeur, l’ambiance. Cette salle, on va la traverser 5 fois. En effet, le circuit passe dans la salle même. Cela permet aux bénévoles de nous pointer sur leur PC, et pour nous de prendre un ravito au sec en cas de pluie.
16h30, Olivier mon collègue Sodexien arrivent avec ses 2 enfants et sa maman. On échange, on plaisante beaucoup, surement pour évacuer la pression qui est à son comble. J’essaie de me reposer un peu, pas possible, mes 2 athlètes de gosses sont remontés comme des pendules. Malgré une averse qui va nous secouer un peu, on reste ivre de bonheur. On promène le « kien » qui est lui aussi de l’aventure, on se balade autour du clocher, on va boire un café, on va plaisanter avec les serveuses de l’baraque à frites… on est bien. Sauf qu’à l’intérieur, c’est super tendu…
17h00, je mange mes 2 petits cakes hyperprotéïnés, ce qui ne sera pas sans incidence pour la suite.
17h30, je commence à me préparer : un élasto à chaque doigt de pied, sur les coups de pied, sur les talons, de la nok en supercouche, ouf…je mets les chaussettes.
Ensuite, tartinage de crème anti-frottement dans l’aine, sous les bras, à l’intérieur des cuisses… Ennemi N°1 des runners, ces frottements et ampoules. Alors, mieux vaut prévenir que guérir…
Ensuite, ce sera corsaire noir, tee shirt noir, coupe vent, buff autour du cou, casquette et gants de soie. Ce sera la tenue de départ, car j’ai prévu de me changer à chaque tour. En effet, on est garé sur le parking que nous traversons à chaque tour. On est sur le passage de la course, ce sera plus facile quand il faudra économiser la moindre foulée.
18h15, on retourne à la salle, on s’avance vers le kilomètre zéro.
Qu’est ce que le kilomètre 0 ?
Avec le dossard, on nous a remis un ticket où est noté notre numéro. Et bien, ce kilomètre zéro, c’est le passage dans la salle de la mairie, pour déposer notre ticket dans l’urne. Cela permettra aux préposés aux chronos de contrôler notre participation, notre positionnement sur la ligne.
Ensuite, on se rend sur la ligne, pour assister aux discours des élus, du patron de la course, les dernières recommandations. Je croise ma femme et mon fils sur le trottoir, leur fait un dernier signe. Ma fille est parti au kilomètre 7 sur le vélo, avec la maman et les fils d’Olivier. Les accompagnants ne sont pas présents au départ afin de fluidifier un peu ces premiers kilomètres.
Les dernières minutes sont longues, la tension est à son maximum, je n’ai qu’une hâte…partir, lâcher les premières foulées. J’ai besoin de me rassurer. Cela fait 10 jours que je n’ai pas couru pour soigner ma patte d’oie et mon ménisque. Comment cela va se passer, comment va réagir mon genou ?? Je suis très inquiet mais je ne le montre pas. Je n’ai pas peur. Et je suis motivé comme jamais. Je n’abonnerai pas, je le sais. Mais comment je vais réagir face aux douleurs, si mon genou me tiraille dès les premiers kilomètres ? On verra bien, il faut maintenant y aller.
Le lâcher de pigeon, le compte à rebours, 5, 4, 3, 2, 1…c’est parti !
EN PHOTO, MES ENFANTS DANS LA VOITURE
quelle volonté... je suis si fière de toi et de ton exploit. Dire que tu avais couru 97 kilometres et que tu arrivais encore à prendre de la distance ! tu es une vraie machine à courir !!!! Merci encore pour ce moment atypique avec nos enfants, on t'aime aussi pour ta folie sportive !!!! Je dois que te dire aussi que depuis que tu es rentré, c'est bon de t'avoir un peu pour nous....et de voir tes baskets dans le placard... Je t'aime enormément